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La Renaissance du Loir & Cher

26 mai 2017

Jean-Pierre Barré vient de publier son dernier roman intitulé La mariée disparue. Cet Onzainois s’adonne à l’écriture depuis une dizaine d’années.

Auteur, mais également cheville ouvrière du Salon du Livre et de la Peinture d’Onzain dont la seconde édition se tiendra le 1er octobre prochain, Jean-Pierre Barré s’adonne à l’écriture depuis une dizaine d’années maintenant.

   Après une carrière dans la communication et l’informatique, il a ressenti le besoin d’écrire une fois arrivé à l’âge de la retraite. « Je ne sais ni bricoler ni jardiner. J’ai toujours pris des notes dans un petit carnet, mais je n’avais jamais réussi à en faire quelque chose. J’ai écrit une première histoire, je l’ai fait lire, on m’a encouragé… je l’ai retravaillé et elle a été éditée. Le livre a même été primé ! Là, j’ai rencontré d’autres auteurs et je me suis aperçu qu’ils étaient tous passés par des ateliers d’écriture ».

  Durant l’année suivante, il a suivi des ateliers d’écriture en ligne et s’est pris au jeu. Il a rédigé plusieurs petites nouvelles avant de publier son premier roman, Moisson d’orage, où il relate le quotidien de “petites gens” du monde rural de la première moitié du XXe siècle.

D’autres romans ont suivi, Aurélie, épuisé, qui sera retravaillé et réédité sous un autre titre : Il rêvait d’être père. Puis La vengeance du boulanger, écrit à partir d’une anecdote réelle : celle d’une jeune fille ayant fréquenté un soldat allemand pendant la guerre et qui se retrouve tondue en même temps que sa sœur sous prétexte que celle-ci ne l’a pas dénoncée. D’autres livres comme Balades bucoliques ou Une araignée dans la tête paraissent au fil des années.

La mariée disparue

Attaché à décrire la vie au siècle dernier, l’auteur se positionne avec son dernier roman intitulé La mariée disparue sur un tout autre registre. L’histoire se déroule effectivement entre 1715 et 1745. « C’est celui que j’ai écrit le plus facilement, je n’ai mis que quatre mois pour l’écrire. Dès le premier jet j’ai écrit une centaine de pages, ça s’est fait tout seul. C’est aussi celui qui a été le moins réécrit ensuite ».

Lorsqu’il présente son roman, Jean-Pierre Barré sait attiser la curiosité : « On est en juin 1715, le château est en fête, le marquis et la marquise marient leur fille. Il s’agit d’une belle jeune fille qui fait un mariage d’amour, ils ont follement amoureux l’un de l’autre. Habituellement après le repas on danse, mais comme il fait chaud on décide d’organiser une partie de “cligne -musette” 1. C’est un jeu très prisé à l’époque. Les jeunes gens comptent pendant que les jeunes filles se cachent. Au bout d’une heure le jeu est terminé et tout le monde se retrouve sur l’esplanade. Tout le monde sauf la mariée, on ne la retrouvera pas… »

C’est une histoire vraie qui est à l’origine du dernier roman de Jean-Pierre Barré, celle de Lucie de Pracontal, emmurée vive le jour de son mariage. « Je l’ai lu purement par hasard, j’ai ensuite effectué des recherches, l’histoire me plaisait, mais elle était trop tragique. J’ai inventé le personnage de son père. Après il fallait lier tout ça. J’adore la mythologie, à l’époque je relisais l’histoire d’œdipe ».

La suite vous la découvrirez dans le livre…

Laurence RICHER

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